Les premiers astronautes américains ont été sélectionnés en 1959, avant le début des opérations de vols habités. La NASA a demandé aux services militaires de fournir une liste de personnels répondant à des qualifications spécifiques. Après une sélection rigoureuse, sept hommes, tous pilotes, ont été choisis comme premiers astronautes américains. L’agence spatiale Américaine a par la suite recruté 22 autres groupes d’astronautes depuis les “Original Seven”.
Avec l’ambition d’envoyer la première femme et le prochain homme sur la lune au cours de la décennie, la NASA avait ouvert ses candidatures au public en 2020 et c’est début Décembre que les 10 visages des nouveaux futurs astronautes ont été dévoilés.

Cérémonie des candidats retenus | Crédits : Nasa.gov

Une sélection rude

Au total, c’est plus de 12 000 candidatures qui auront été déposées pour seulement 10 personnes retenues. On compte quatre femmes et six hommes, qui pour la majorité sont issus des différents corps de l’armée américaine. Une des nouveautés de cette session d’admission est la nécessité de posséder au minimum un master dans le domaine des sciences, des technologies, de l’ingénierie ou encore des mathématiques. Aussi, un profil avec une expérience de vol octroyait des chances de susciter de l’intérêt supplémentaire, lors de la candidature en ligne.
Ces 10 nouvelles recrues s’ajoutent ainsi à la liste des 360 astronautes formés par la NASA depuis sa création.

Annonce des candidats retenus pour 2022 | Crédits : Nasa.gov

Les 10 nouveaux astronautes

Nichole Ayers

  • 32 ans.
  • Major de l’U.S. Air Force.
  • Diplômée de l’U.S. Air Force Academy en mathématiques avec option russe.
  • Master en mathématiques informatiques et appliquées de l’Université Rice.
  • Aviatrice de combat expérimenté (plus de 200 heures de combat et plus de 1 150 heures de vol total dans l’avion de chasse T-38 et F-22 Raptor). 
  • Une des rares femmes à piloter actuellement le F-22.
  • A dirigé en 2019 la toute première formation entièrement féminine d’avions de combat.
Nichole Ayers | Crédits : Nasa.gov
Marcos Berrios | Crédits : Nasa.gov

Marcos Berríos :

  • 37 ans
  • Major à l’U.S. Air Force. 
  • Ingénieur en aérospatiale pour la Direction du développement de l’aviation de l’armée américaine.
  • Pilote d’essai
  • Diplômé génie mécanique par le Massachusetts Institute of Technology (MIT, une prestigieuse université américaine).
  • Master en génie mécanique
  • Doctorat en aéronautique et astronautique de l’Université de Stanford.
  • Pilote distingué (plus de 110 missions de combat et 1 300 heures de vol dans plus de 21 appareils différents).

Christina Birch :

  • 35 ans
  • licence en mathématiques, biochimie et biophysique moléculaire. 
  • Doctorat en génie biologique au MIT
  • Enseigne la bio-ingénierie à l’Université de Californie à Riverside et la rédaction et la communication scientifiques au California Institute of Technology. 
  • Cycliste sur piste décorée dans l’équipe nationale des États-Unis.
Christina Birch | Crédits : Nasa.gov
Deniz Burnham | Crédits : Nasa.gov

Deniz Burnham :

  • 36 ans
  • Lieutenant de la marine américaine
  • Ancienne stagiaire au Ames Research Center de la NASA dans la Silicon Valley, en Californie.
  • Diplôme de génie chimique à l’Université de Californie à San Diego 
  • Master en génie mécanique de l’Université de Californie du Sud à Los Angeles. B
  • Leader expérimentée dans l’industrie de l’énergie, gérant des projets de forage sur site dans toute l’Amérique du Nord, y compris en Alaska, au Canada et au Texas.

Luke Delaney :

  • 42 ans.
  • Major à la retraite des Marines américains
  • Diplôme de génie mécanique à l’Université de Floride du Nord 
  • Master en génie aérospatial à l’école navale supérieure.
  • Aviateur distingué qui a participé à des exercices dans toute la région Asie-Pacifique et a mené des missions de combat à l’appui de l’opération Enduring Freedom (plus de 3 700 heures de vol sur 48 modèles d’avions à réaction, à hélice et à voilure tournante).
  • Pilote de recherche au Langley Research Center de la NASA, à Hampton, en Virginie, plus de 3 700 heures de vol sur 48 modèles d’avions à réaction, à hélice et à voilure tournante.
Luke Delaney | Crédits : Nasa.gov
Andre Douglas | Crédits : Nasa.gov

Andre Douglas :

  • 35 ans.
  • Diplôme de génie mécanique à l’Académie de garde-côte américaine
  • 3 maîtrises dont une en génie mécanique, une en architecture navale et génie maritime, et une en génie électrique et informatique
  • Doctorat en ingénierie des systèmes.
  • Architecte naval, ingénieur de sauvetage, assistant de contrôle des avaries et officier de pont.
  • Membre senior du personnel du laboratoire de physique appliquée de l’Université Johns Hopkins, travaillant sur des missions de robotique maritime, de défense planétaire et d’exploration spatiale pour la NASA.

Jack Hathaway : 

  • 39 ans.
  • Commandant de la marine américaine
  • Licence en physique et en histoire à l’académie navale américaine.
  • Aviateur naval distingué, il a volé avec le Strike Fighter Squadron 14 de la Navy à bord du USS Nimitz et le Strike Fighter Squadron 136 à bord du USS Truman.
  • Diplômé de l’Empire Test Pilots’ School, il a soutenu les chefs d’état-major interarmées du Pentagone
  • Directeur général potentiel du Strike Fighter Squadron 81 (plus de 2 500 heures de vol dans 30 types d’avions, et 39 missions de combat).
Jack Hathaway | Crédits : Nasa.gov
Anil Menon | Crédits : Nasa.gov

Anil Menon :

  • 45 ans.
  • Lieutenant-colonel de l’U.S. Air Force.
  • Premier chirurgien de vol de SpaceX.
  • A participé lors de la mission SpaceX Demo-2 de la NASA.
  • Il a servi la NASA en tant que chirurgien de bord de l’équipage pour diverses expéditions emmenant des astronautes vers la Station spatiale internationale.
  • Médecin urgentiste en pratique active avec une formation complémentaire en médecine sauvage et aérospatiale. 
  • Médecin de l’air (plus de 100 sorties dans l’avion de chasse F-15 et a transporté plus de 100 patients dans le cadre de l’équipe de transport aérien de soins intensifs).

Christopher Williams :

  • 38 ans
  • Diplômé de l’Université de Stanford en 2005 en physique
  • Doctorat de physique du MIT en 2012.
  • Physicien médical certifié par le conseil d’administration formé à la Harvard Medical School. 
  • Physicien principal du programme de radiothérapie adaptative guidée par IRM du Dana-Farber Cancer Institute à Boston.
  • Chercheur sur le développement de techniques de guidage d’images pour les traitements contre le cancer.
Chris Williams | Crédits : Nasa.gov
Jessica Wittner | Crédits : Nasa.gov

Jessica Wittner :

  • 38 ans.
  • Lieutenant-commandant de la marine américaine.
  • Aviatrice navale et pilote d’essai (avions de chasse F/A-18 avec le Strike Fighter Squadron 34 à Virginia Beach, en Virginie, et le Strike Fighter Squadron 151 à Lemoore, en Californie).
  • Diplomé de sciences en génie aérospatial par l’Université de l’Arizona
  • Master en sciences génie aérospatial de la U.S. Naval Postgraduate School.
  • Officier de marine. 

2 ans de formation

C’est à partir de janvier 2022, au centre spatial Lyndon B. Johnson, que les 10 profils retenus attaqueront l’apprentissage du métier d’astronaute. En effet, cette formation s’étendant sur une durée de 2 ans, leur apportera les connaissances nécessaires pour opérer avec succès les potentielles missions qui leur seront attribuées. Ainsi ils seront entrainés à de nombreux cas de figures pouvant se présenter au cours d’un vol habité ou lors d’un séjour sur l’ISS.

Entrainement d'un astronaute dans une piscine aux sorties spatiale | Crédits : Nasa.gov

Parmi ces tâches à maitriser et les savoirs à acquérir, on peut compter le protocole de sortie dans l’espace. Celui-ci est incontournable en cas d’intervention extérieure sur un module spatial. Aussi, des compétences en robotique, la compréhension du fonctionnement et l’entretien quotidien de la Station Spatiale Internationale ne peuvent être négligées. Autre point important qui peut sembler ridicule, apprendre à parler russe, afin de se faire comprendre des cosmonautes de Roscosmos.

Objectif : missions Artémis

Une fois la formation des 10 astronautes terminée, ils seront affectés aux missions Artémis, prévues par la Nasa sur l’ensemble de la décennie. Le but ultime derrière ces missions est de garder le leadership Américain en exploration spatiale, pour ce faire, envoyer la première femme sur la lune et y renvoyer des humains est l’objectif fixé. Voilà un peu plus de 50 ans que le premier homme, Neil Armstrong, a fait le premier pas sur le sol lunaire et depuis 1972 personne n’y a remis les pieds. Ainsi, la Nasa devait préparer le retour sur le satellite naturel de la terre pour 2024, date qui avait été fixée par le président Donald Trump, mais qui par la suite a été repoussée à 2025. 

Explorateurs lunaires (vue d'artiste) | Crédits : Nasa.gov

La réussite du programme Artémis est nécessaire afin de pouvoir s’attaquer à l’exploration martienne selon la Nasa et l’agence spatiale Américaine évoque la coopération avec les autres agences internationales telles que l’ESA (Europe), la CSA (Canada), la Roscosmos (Russie) et la JAXA (Japon) sur certaines étapes du projet.

Orion la prochaine capsule pour la mission Artemis (vue d'artiste) | Crédits : ESA

Les premières phases consisteront à livrer du matériel sur la lune pour prévoir ainsi l’arrivée des astronautes en charge de l’étude lunaire et l’analyse du fonctionnement de l’orbite lunaire pour y insérer plus tard un satellite. Le gros de la mission reste l’essai de la fusée Orion, mise au point en collaboration avec l’ESA, ayant pour but de transporter l’équipage en toute sécurité jusqu’à leur destination. La Nasa a communiqué s’être contrainte à réduire son impact sur la pollution spatiale lors de cette mission en cherchant des solutions renouvelables.

Diego Abadie
Rédacteur articles Blog

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